Cadeau Oxfam s'emballe en action : la chèvre

Goundo Kamissoko a six enfants et est agricultrice dans la région de Kayes, au Mali. Elle est présidente du groupement Toungata Dambetou. Goundo Kamissoko témoigne de l’aide qu’elle a reçue grâce à l’Union Régionale des Coopératives Agricoles de Kayes (URCAK), un partenaire d’Oxfam-Solidarité.

Quelle aide apporte l’URCAK ?
La première fois, l’URCAK nous a aidés en aménageant des zones irriguées. L’Union donne aussi différentes formations : sur le maraîchage, les cultures vivrières et l’élevage ou dans le domaine de la gestion, sur le modèle de société coopérative, le rôle et les responsabilités des membres de la coopérative. Ils organisent aussi des voyages d’échange auprès d’autres groupements. Un appui a également été fait concernant l’élevage d’embouche ovine, et bien sûr les chèvres.

Partagez-vous vos nouvelles connaissances ?
Lorsqu’on reçoit une formation, on partage les résultats avec les autres membres du groupement. Chaque année, deux femmes deviennent formatrices. Les activités d’appui de l’URCAK pour la culture d’oignon ont démontré que si on suit bien les règles, on peut vraiment avoir de bons résultats. I

Quelle est votre fierté ?
Je suis fière des terres aménagées avec le groupe motopompe qui nous permet d’avoir de bons rendements et qui nous facilite beaucoup la vie.

Comment la chèvrerie a-t-elle amélioré votre vie ?
Au début, l’URCAK m’a donné un bouc et 5 chèvres ("une chèvre" est un cadeau Oxfam s’emballe). Les chèvres viennent de la zone désertique (Nara). C’est une race locale, très robuste, haute sur pattes et qui donne plus de lait que nos propres races. Aujourd’hui, un an et demi après le début de ma chèvrerie, j’ai déjà douze chèvres et certaines sont pleines. Pendant la saison des pluies, chaque chèvre qui allaite donne un litre de lait le matin et autant le soir, en plus de nourrir ses petits. La chèvrerie donne donc du lait à mes enfants. Et lorsque la saison des pluies arrive, je peux aussi vendre le lait au marché. En plus, pour augmenter le rendement, nous avons pensé planter des cultures fourragères lors de la saison sèche. Comme cela, les chèvres et le berger ne doivent pas partir trop loin.

Quel est le programme de vos journées ?
Après le petit-déjeuner nous faisons beaucoup de choses : balayer la cour, aller chercher de l’eau à la rivière, laver les vêtements, faire la vaisselle et piler le mil. Ensuite, nous préparons le repas du midi. L’après-midi, nous sommes au champ pour régler les tours d’eau et faire l’entretien des parcelles. Après, nous rentrons à la maison et nous préparons le repas du soir. Puis, nous lavons les enfants pendant que les garçons vont chercher le bois. Durant la journée, les animaux vont en pâturage avec le berger et les enfants à l’école. Pendant les vacances ou le soir, les enfants gardent également les chèvres.